Wednesday, October 23, 2013

REALISING CHANGE IN CAMEROON WITHIN OUR LIFE TIME



Change in Cameroon shall be realized within a decade. I mean total, complete change of the system. I say so because this system will ultimately sap itself completely as it continues to invest much energy to keep true believers happy, turn apparently loyal double-thinkers into reliable subjects and crush dissent. All we have to do when that time comes is to give it the final push and put in place a progressive and united system that will realize the goals of reunification--- liberty, freedom and economic advancement.

Cameroon is at the stage of political lethargy. We failed in realizing change during this third phase of the struggle and the vast majority of Cameroonians who were on our side and who were looking forward to the New Cameroon became disillusioned . The people are weary and wary of both the Biya regime and the so-called opposition parties that have finally revealed themselves as stakeholders in the system. But the stage of political lethargy will pass very soon. When that happens, the struggling masses would need a vibrant force that is vested with idealism, uncompromised by the negative values of the system, hardened by the struggle and unwavering in their commitment to realize total complete change. It would be a revolutionary force steeped in the ideas of Cameroonian union nationalism. And it would be led by those who have put the general purpose of the struggle far above their personal interests and personal considerations. That is the alternative. That is the future. It would take a while for some of those who are still trapped by the failed past to realize that the system is unsustainable and that the political game players (the ruling party and the so-called opposition whose leaders decamped from the ruling parties  and formed their parties when they realized that the struggling masses were clamoring for change) are incapable of moving Cameroon forward. This moment of stock taking, this moment of realignment, this moment of regrouping  and revising of strategies is a necessary phase, but then it should not be for too long.

It is hard to take. But the system can change only when we reject it totally and completely. And that goes with self redemption. Self redemption is accepting the harsh reality that it is hard but necessary for all Cameroonians, especially Fulanis to reject the Ahidjo legacy; that all Cameroonians and Betis especially must also reject the Biya regime; and that the co-called opposition leaderships betrayed the ideals of the struggle to change the system. The Fru-Ndi led SDF committed political suicide years ago. It is a spent force just like the betrayed and hijacked UPC that emerged in the 1990s.

Cameroon needs a new force, a force of post-independence Cameroonians who are not a by-product of the system, a force that is untainted by the system’s negative values, one that understands the failures of the so-called opposition led by pre-independence Cameroonians who failed to cut their umbilical cord to the system. This force should totally and completely reject the system and all its values and must be prepared to fight it to its death.

Tuesday, October 8, 2013

LA LETTRE A AMINATOU AHIDJO (LA FILLE DE L'ANCIEN PRESIDENT CAMEROUNAIS AHMADOU AHIDJO) DE CHARLES ATEBA YENE



Lettre à ma jeune camarade Aminatou Ahidjo: 

On vous déroule le tapis depuis votre arrivée, cela fait peur. Chère camarade,  Je m'appelle Ateba Eyene Charles. Je suis originaire du département de l'Océan, Région du Sud et milite dans le RDPC depuis 1990. Je suis titulaire d'un doctorat / Phd en communication politique et enseignant à l'Esstic et à l'Iric. En 1996, j'ai été élu délégué à la Presse et à la Communication au Bureau National de l'OJRDPC après avoir milité à la sous-section OJRDPC de Yaoundé 3 (1991-1996). Notre dynamique présidente s'appelait Mbang Marie Lucie. Elle est Censeur dans un lycée de Yaoundé et membre du Comité Central.  Pendant près de 10 ans, j'ai animé à la radio et à la télévision des émissions pour la promotion du RDPC. Je totalise 7 ouvrages sur le RDPC et compte parmi ses meilleurs connaisseurs. J’ai eu, en 2001, à représenter le Président National de notre parti au congrès du parti d'Obiang Nguema en Guinée Equatoriale. En 2010, je faisais partie de la délégation du Comité Central invitée en Chine. C'était à moi que revenait la charge de parler du fonctionnement du RDPC, entre autres avec M. Mbia Enguene alors Trésorier Payeur Général à la Trésorerie Générale à Yaoundé, aujourd'hui à Kondengui pour des batailles pas faciles à cerner.  Jeune camarade, je suis Cadre de catégorie A de la fonction Publique, depuis ma sortie de l'école, en 1998 et travaille depuis lors sans jamais avoir pu traverser le simple cap de Chef de Service.

En plus de 15 ans de service, je n'ai eu droit qu'à une seule mission officielle. C'était au Ghana, en 2008, à l’ occasion de la Can. Les frais de ladite mission ne m'ont jamais totalement été payés (mon cas est moins pénible que celui de Christophe Mbida, ancien Directeur du MINCULT qui n'a reçu aucun franc de ladite mission à ce jour).  Pendant trois ans, j'ai travaillé au Programme National de Gouvernance (Png) dirigé par un camarade du parti, le Pr Dieudonné Oyono, avec un salaire de 110 000 Frs. C'était le dernier de la grille. Des gens moins qualifiés que moi gagnaient des millions: Le cas du neveu de Dieudonné Oyono, Serge Raffic, reste dans mon esprit. Ce dernier, avec son statut de Conseiller de Jeunesse et d'Animation, avait dix fois mon salaire. Dieu merci, les combines entre les deux personnes ont été portées au Tribunal. C'est ainsi quand ça décolle sec.  Au MINCULT, j'ai été traduit au Conseil de discipline par Mme Ama Tutu Muna (que je suis allé installer à la tête d'une sous-section de l'OfRDPC à Mbengwi, avant qu'elle ne soit promue ministre) pour «abandon de poste». II était question que mon nom soit supprimé et que je sois radié des effectifs des fonctionnaires. Comment peut-on, logiquement, abandonner un poste que l'on n'a pas? Les rois n'aiment pas voir ceux qui les ont vus nus!  Pendant des années, j'ai été clochardisé et tout le pays sait que je n'avais même pas de bureau au MINCULT où on ne trouve pas forcément beaucoup d'esprits brillants. J'ai, plus d'une fois, posé le problème aux réunions du parti depuis l'époque de Joseph Charles Doumba. Le Secrétaire général Sadi a même évoqué le sujet avec Ama Tutu Muna, mais rien n'a changé. Dans les coulisses, on me reproche de ne pas être maçon ni rosicrucien. On me reproche d'être incontrôlable. Effectivement, je suis de ceux qui n'ont pas eu la chance de naître dans une famille nantie.  Mon père Eyene Balla Daniel était un tout petit agent des Eaux et Forêts. Ma mère, Djarmé Rosalie, n'a jamais été à l'école. Elle est originaire du Département de la Kadéi. Il m'a donc fallu des sacrifices pour faire ce que je fais et être ce que je suis (écrivain de renom et enseignant d'université).  Comme Nkrumahje pense que le plus important, ce ne sont pas les cimes que l'on atteint mais les profondeurs d'où l'on vient.

Ma chère, je viens de loin. C'est grâce à mes efforts et à Dieu que j'existe. Dans les différents développements plus haut, le parti n'a pu rien faire pour moi et je ne lui en veux pas parce que j'ai compris que notre RDPC est un village bien organisé, bien divisé. Et que je me retrouvais à la périphérie du village malgré les apparences. C'est sur la base de cette expérience que je me permets de vous adresser cette lettre dans le sens de bien aiguiser votre propre équilibre afin que les mafieux, les sorciers et les vautours qui prennent plaisir à poser, à se pavaner avec vous aujourd'hui ne vous banalisent et ne vous tuent socialement, politiquement et historiquement. On vous déroule tous les tapis: Cela fait peur, quand on connaît la nature et le caractère des gens à qui vous avez affaire.  Généralement, ce sont des opportunistes, des hypocrites, des méchants et des destructeurs. Je trouve votre démarche libre et peut-être responsable. Mais il faut éviter d'être utilisée pour être jetée comme on l'a fait à d'autres avant vous. Vous passerez donc à côté de l'histoire. Je suis votre frère du Sud, resté au pays. J'ai la prétention d'être lucide et attentif au fonctionnement de notre société. Je ne vous veux que du bien. C'est cela ma vraie nature. 

 En 1982, quand votre père démissionne de la tête de l'Etat, je suis élève au cours moyen Il à l'école de mon village, à Bikoka. Ce détail prouve que je ne peux avoir aucun grief contre lui personnellement, sauf peut-être qu'il a été, comme presque tous les chefs d'Etat de son époque, un grand relais du colon. Mon père n'a pas fait de prison politique pour que je nourrisse un esprit de revanche contre la famille Ahidjo. Je voudrais à cet effet que vous trouviez mes propos sains et qu'ils vous amènent non à vous dédire, mais à mieux évoluer. En tant qu'aîné politique (membre suppléant du Comité Central du RDPC), militant depuis 24 ans, j'ai le devoir d'éclairer vos yeux et de guider vos pas dans le sens du succès.  D'ailleurs, j'ai beaucoup de respect pour le Président Ahidjo qui, visiblement n'était pas tribaliste. Il a promu mon oncle (Pierre Semengue) Général en 1973 et désigné Paul BIYA comme son successeur sans tenir compte de leurs origines ethniques.  C'est vrai que les exemples se suivent mais ne se ressemblent pas. Mon destin politique ne sera pas forcément le vôtre. Mais avec les politiciens de notre pays en général, et de notre parti en particulier, rien n'est jamais sûr. L'histoire du Cameroun ne commence qu'à s'écrire. Nous sommes de la même génération et exerçons dans le même champ universitaire (la communication politique). Nous devons donc être solidaires si nous ne voulons pas être pris au piège du mauvais jeu politique en vigueur. Dans ce contexte, l'imposture et la médiocrité sont des armes que les dirigeants utilisent beaucoup. 

Au RDPC, désormais, ce sont les vieux, les borgnes, les incompétents, les non-militants et les sectaires qui sont favorisés et ont le vent en poupe. Ce type de militantisme vise à niveler le parti par le bas. Voilà pourquoi tous les gars brillants sont stigmatisés et étouffés. La question à se poser est de savoir quelle émergence peut-on attendre avec des bras cassés. Dans le domaine de l'art, ce sont les faux artistes qui bénéficient le plus de la promotion. Généralement, on estime que ceux qui chantent bien sont orgueilleux. Conséquence, c'est la musique du Nigeria qui domine le pays en ce moment. Si vous aimez le Cameroun, vous allez vous aussi le relever.  Dans l'administration, les valeurs de compétence et de mérite sont mises entre parenthèses. Du coup, l'administration ne fait pas figure. Que c'est douloureux, d'attendre les résultats exigeants des «fatigués»! Depuis le Sénat jusqu'aux législatives et municipales de 2013, notre parti mise sur des Camarades à la compétence et au militantisme suspects. Si l'imposture et la médiocrité deviennent ainsi des valeurs de référence dans une formation politique, personne de sérieux ne pourra parier sur son avenir ni sur son devenir. Vos propositions peuvent-elles prospérer dans un tel environne¬ment? Au RDPC, depuis que les réalités pas anormales sont expérimentées, c'est l'impasse.  Pour sortir, il faut des médicaments appropriés. Peut-être que vous en êtes un. Bonne chance à vous, pour le parti et pour le pays! Mais, très chère jeune Camarade, il faut éviter la grosse tête car, de plus au RDPC, tout le monde doit répondre des travers et des ridicules des mégalos biens situés.

 Mes excuses pour l'impertinence. NB: la présente lettre est un extrait tiré de l'ouvrage du Dr Charles Ateba Eyene, membre suppléant désigné du Comité central du RDPC, à paraître cette semaine. (PP 43-47). La réflexion 109 pages, abordée selon la perspective des canons de la communication politique et de la sémiotique du politique d'autres clés de compréhension analyse de la crise au sein du parti ail voir. Prix de l'unité 5000 Frs.