Dans les cultures
Bamileké et Graffi (Grassfields) du Cameroun, un nom de respect est
appelé ndap . Il s'agit d'un éloge traditionnel utilisé pour
témoigner de la révérence. Au lieu d'appeler les aînés ou les personnes
respectées par leur nom de naissance, les membres de la communauté utilisent ce
nom pour honorer leur histoire familiale et leur statut social.
Ces titres
respectueux varient selon la lignée et le rang social de la personne. Les
coutumes onomastiques des Bamiléké sont ancrées dans un profond respect et une
tradition ancestrale :
- ·
Signification
de « Ndap » : Issu de
plusieurs dialectes (comme le medumba), le ndap sert d’éloge, de marqueur de
lignée ou de nom de louange. Il est souvent attribué à la naissance ou à l’âge
adulte pour préserver l’histoire et l’originalité d’une famille.
- ·
Tabous
liés à l'appellation :
Dans la société Bamileké, il est généralement évité d'appeler un adulte par son
prénom en public en raison de normes culturelles strictes concernant le respect
et les liens de parenté. On utilise plutôt son surnom (ndap) .
- ·
Le
« Fon » : Le chef suprême
d'une chefferie ( fondom ) Bamileké est le Fon. Il est considéré comme le père
spirituel et politique de la chefferie et bénéficie d'une immense
déférence.
- · Pour
les rois (Fons) : des
titres ndap spécifiques sont conférés en plus de leur noblesse, tels que Mbelon
, Ndê'la ou Ze .
- ·
Pour
les notables/dignitaires
: des titres de notoriété sont utilisés, tels que Mennkam-Cuabèn ou
Nzîtamfèn-Ndè .
- · Pour
les parents de jumeaux :
Les parents de jumeaux sont très respectés et sont souvent appelés
respectueusement Tanyi (père des jumeaux) ou Manyi (mère des jumeaux).
- ·
Autres
titres de respect : Vous
entendrez fréquemment des termes comme Mafo (Reine Mère ou femme notable très
influente) ou Kam (un titre qui indique fréquemment le leadership, un statut
élevé ou le pouvoir).
Le ndap
est incroyablement important pour la généalogie Bamileké, car il identifie
immédiatement les origines familiales d'une personne et retrace brièvement
l'histoire de sa lignée.
LES PRINCIPAUX
NDABS DE LA DIVISION NDE OU LES BAMILEKÉS PARLANT MEDUMBA ET NDANDA
BANGANGTE: MERE SOKJU – FILLE NTSHANKO – FILS TALEUN NJA
BAKONG: MERE NGON KUA NTUME – FILLE MABOUKAM – FILS TA TSHATOUN
BATCHINGOU: MERE NGON TSHIEN NGAN – FILLE WA TSHE – FILS TA KWAVEB
BANDOUNGA: MERE NGON NYAM NDIAN – FILLE MANABO – FILS TABOUSSAH
BANGANG FOKAM: MERE NGOTE -FILLE MANGATU – FILS TALATSHA’H
BAHOUOC: MERE NGOUNTSOU – FILLE KENGA – FILS TANDUA
BANGOULAP : MERE TONG NTANE – FILLE TEUSHEUNE – FILS TAMATSHOU
BALENGOU: MERE TSHOU SA’NE – FILLE MADONG NGANE- FILS NIA ZINIAM
BAZOU: MERE TONG NTANE – FILLE TSHA NGA – FILS TABAKWI
BAMAHA: MERE NGOUNTSOU – FILLE NJANOU – FILS TANOUKEU
BAMENA: MERE NGO HUA – FILLE MATSAVU – FILS TANZI NDAM
BANGOUA:MERE NGOUTE – FILLE TSHOU’TANE- FILS TATSAP NZUIM
https://www.facebook.com/groups/1617846431765941/posts/2553667081517200/
https://www.237online.com/cameroun-culture-le-ndab-chez-le-peuple-medumba/





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